anecdotes

Anecdotes et friandises
 
Dans cette rubrique vous trouverez les petites anecdotes qui ont marqué le parcours d'Entre chien et loup et vous allez voir, il y en a qui sont sympas !
III- Rencontre d'Eric avec la Loire
Samuel raconte : "Un jour de mai 2003, on accompagnait nos amis Bateliers du Cher pour une promenade sur la Loire à bord de la Saponaria. Au cours d'une manoeuvre quelquonque, nous avions fait escale sur une des îles du fleuve. Au moment d'embarquer, Eric, qui avait le pied droit sur la berge et l'autre sur le nez du bateau me demande s'il y a quelque chose à faire pour aider à la manoeuvre de départ. Ce à quoi je réponds qu'il peut pousser du pied droit pour relancer la Saponaria dans le courant. Eric eut beau pousser, le bateau ne bougea pas. Du coup, plein de bonne volonté, il remit les deux pieds à terre et poussa de plus belle. Mais la Saponaria (bâteau en bois de 13,50 mètres) ne bougea pas plus. "Sam ! Sam ! Y bouge pas le bateau, il est trop gros ! C'est pas en poussant comme ça qu'on va le remuer !" Ce à quoi je lui répondis que si, que les gars d'autrefois qui avaient la "bricole" autour du cou sur les chemins de halage ou a chaque pont sur la Loire, en avaient tiré des plus gros que ça ! Alors redoublant d'efforts tous les deux, nous avons poussé la Sapo qui peu à peu s'est doucement éloignée de la berge. Une fois la Sapo lancée, j'ai sauté à bord mais Eric est resté les deux mains sur le mât rabaissé et les pieds sur la berge. "Saute, saute ! lui ai-je dis du pont du bateau et Eric finit par sauter... dans la Loire ! Il resta encore un bon moment suspendu au mât comme un paresseux à sa branche, à râler, de l'eau jusqu'au torse en me reprochant de l'avoir pousser à... se jeter à l'eau !"

II - Guignol
En 2001, nous sommes partis jouer dans une auberge d'un petit village de la Creuse. L'accueil était très sympa et le contact était vraiment très bien passé avec le public mais surtout avec l'organisateur. Quand un jour on a rapellé pour un nouveau spectacle, Philippe nous a appris qu'il s'était vu contraint de revendre son auberge et qu'il se trouvait dans une situation financière "délicate". Comme on avait été touché par sa gentillesse et son accueil on lui a demandé comment on pouvait l'aider. Philippe avait un âne, Guignol, Baudet de Poitou adorable qui nous avait accueilli avec moult câlins et braiments lors de notre passage dans la Creuse. Si l'âne ne risquait probablement pas d'être saisi, il serait assez mal à son aise sur la balcon d'un deux pièces à Bordeaux, nouveau lieu de résidence de son propriétaire. On a donc proposé d'accueillir la grosse bête à la campagne le temps que la situation s'améliore. Ca a duré 8 mois. 8 mois de Guignol et de balades en carriole et puis un beau jour Philippe est venu reprendre son âne. On a bu un coup à la santé de tout le monde, on a versé une larme et Guignol est parti. Et puis, 1 ans après (en 2003), une semaine avant l'anniversaire d'Alex, coup de téléphone de Philippe : Guignol s'ennuie à mourir au fond d'un centre équestre dont il ne sort jamais ! Ne voyant pas d'avenir radieux pour son animal, Philippe nous propose de nous le vendre, ça tombait plutôt bien, Alex s'était pas mal entiché du bourrin. Le jour de ses 30 ans donc, Guignol est arrivé par surprise dans la cour après plus d'un an d'absence et depuis, il n'en est plus parti... Au fait, les bruits de sabots surl'intro de Fernand (CD : Derrière l'eau), c'est Guignol !

I - Forte pluie en Bretagne
On s'était sauvé de Touraine sur un coup de tête dans la vieille Lada marron d'Alex (qui coûtait probablement aussi chère à l'entretien qu'une Mercedes vu qu'elle tombait tout le temps en panne). On avait donc échoué sous la pluie tout près de Cancale, en Bretagne dans une réserve d'oiseaux. Sur le parking boueux et sous le même temps gris arrive un car de retraités, plein de touristes qui attendent la fin de l'averse torrentielle pour aller découvrir les beaux paysages de Bretagne. A l'époque on faisait pas mal de chants de marins et on est allé frapper à la porte du car pour proposer gentiment de chanter aux retraités quelques chansons en attendant la fin de la pluie. Ravis d'avoir affaire à 2 bons petits bretons (sûrement) qui chantaient pas trop mal en plus, le panier qui passa entre les sièges circula dans une surenchère de pièces. Ces petits vieux super sympas nous virent ressortir de leur car quelques chansons plus tard avec presque 300 francs : le repas du soir était assuré et, si on se débrouillait bien, quelques jours de vacances aussi ! C'était pas en 68, ça c'est passé en 95, un truc comme ça.