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Camille Henrot au Palais de Tokyo


Carte Blanche à Camille Henrot.

À Paris, le Palais de Tokyo est un endroit incontournable pour les intéressés ou connaisseurs d’art contemporain. Du 18 octobre au 7 janvier 2018 Camille Henrot (née à Paris en 1978, vit à New York) bénéficie des salles spacieuses du Palais de Tokyo et a invité plusieurs artistes (Jacob Bromberg, David Horvitz, Maria Loboda, Nancy Lupo, Samara Scott, Avery Singer), dans une exposition qui s’intitule “Days are Dogs”.


C'est avec la lecture de ce poème que nous accueille la première salle :


"Sunday, home is where I stay,

Inside a sublime disarray.

Monday overflows my head

With dreams too fat to leave the bed.

It's Tuesday I go off to war,

Whispering beneath the roar.

That Wednesday echoes all around

Till Thursday orders it be drowned.

Friday, I hunt love down with charms

And mirrors, to fill my empty arms.

Saturday is as ever was,

I look beyond, between, because

The promise of utopias

Proves I can carry on

And shall."



Divisée en plusieurs sections, l’exposition nous fait naviguer dans un monde artistique, ludique, non loin du spirituel. Chaque salle est consacrée à un jour de la semaine, ou à un moment de ce jour. Lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche et dimanche soir se définissent par des émotions, des sensations, et s’entremêlent comme la chorale d’une semaine. Un texte, dans chaque salle, comme un prélude, écrit par un artiste qui nous décrit ce que tel jour lui évoque. Un profond sentiment d’identification, d’empathie et d’universalité nous emplit lors de la lecture. La semaine semble être ressentie de la même manière par tous.

Dans cette structure bien définie de “la semaine”, plusieurs approches sont mises en oeuvre : vidéos, textes, peintures, sculptures, herbier, installations de téléphones et répondeurs,…




Coup de coeur pour l’oeuvre Jewels from the Personal Collection of Princess Salimah Aga Khan (par Camille Henrot), qui représentait le Vendredi. L’artiste a cueilli des fleurs dans les halls d’immeubles de l’Upper East Side à New York, et les a disposées sur des pages un catalogue de vente de la Princess Salimah, qui, après son divorce en 1995, avait décidé de se débarasser de sa collection de bijoux. Un herbier qui prend soudain une signification tout autre. Un herbier emprunt de poésie.




Mon impression en sortant du Palais de Tokyo a été bonne, troublante. Même si tout ne m’a pas plu, j’ai eu l’impression d’assister à un dialogue entre des oeuvres de différents artistes, mais en vivant l’expérience avec eux, à part entière. Je me suis sentie concernée et incluse dans cette conversation, où une curiosité et une ouverture d’esprit était nécessaire pour la comprendre. Un véritable voyage sentimental et introspectif dont le coeur comprend chaque jour de la semaine dans sa singularité et les émotions qui s'en dégagent.



Site du Palais de Tokyo : http://www.palaisdetokyo.com/en





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